Equipe de campagne de Marine Le Pen, qui sont-ils vraiment ?
Marine Le Pen nous dévoilait au début du mois d’octobre son équipe de campagne. Une équipé pléthorique dans laquelle on retrouve bien sur en bonne place les « marinistes » de la première heure tels Louis Alliot et Steeve Briois ainsi que nombre d’élus défendant les couleurs du FN depuis de nombreuses années. Mais parmi ce staff se remarquent aussi des personnalités plus sulfureuses et d’autres au parcours parfois chaotique avant leur atterrissage au Front.
Les historiques
Les historiques du FN en bonne place
Autour de la candidate du Front National, on retrouve bien sur un certain nombre d’historiques du Front National qui ont longtemps accompagné Jean-Marie Le Pen et qui se retrouvent aujourd’hui tout naturellement aux côtés de Marine Le Pen. Le premier d’entre eux est Alain Vizier directeur de la communication du FN depuis de nombreuses années qui a longtemps été l’un des plus proches de Jean-Marie Le Pen, l’accompagnant dans tous ses déplacements.
Les « marinistes » en première ligne
Directeur de campagne, Louis Alliot, le compagnon de la candidate arrive dans les premiers dans la liste, immédiatement suivi de Marie-Christine Arnatu, longtemps proche de Jean-Marie Le Pen puis soutien indéfectible de sa fille. On retrouve également Steeve Briois, l’acolyte d’Hénin-Beaumont, le premier des fidèles.
Les anciens mégrétistes de retour
Marine Le Pen a été l’artisane de leur retour dans le giron du FN, les voici également dans son équipe de campagne. On y trouve donc Yann Maréchal, la sœur que la candidate avait si durement qualifiée de « traitre » après son départ du FN pour soutenir Bruno Mégret, ou encore Nicolas Bay qui avait été exclu du MNR en 2008 pour sa proximité avec Marine Le Pen.
Les proches de Bruno Gollnisch trouvent leur place
L’ancien ennemi numéro un retrouve peu à peu sa place au Front National. Bruno Gollnisch est donc membre de l’équipe de campagne de la candidate, en charge de la souveraineté et de la renégociation des traités. Et les proches de celui qui a été suspendu de son poste à l’Université Lyon 3 pour propos négationnistes sont également à ses côtés puisqu’on retrouve par exemple Bruno Subtil, en charge du tourisme.
Les réseaux chrétiens toujours là
Que ceux qui imaginaient que la soit disant dédiabolisation du FN en éloignerait les réseaux chrétiens intégristes se rassurent ! En effet, on retrouve, en charge de la justice, un homme peu connu du grand public mais dont le nom rassure chez les traditionnalistes. Il s’agit de Wallerand de St Just, avocat du Front National, de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch, il a aussi défendu l’ancien phalangiste Samir Geagea lors de son procès au Liban et est aujourd’hui l’avocat de l’Agrif. L’Alliance Générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne qui se veut en lutte contre les « atteintes à la dignité de l’identité chrétienne » et « nationale » et qui bataille actuellement, notamment, contre la pièce de Rodrigo Garcia Golgotha Picnic. Egalement membre de l’équipe de campagne, Thibaut de Bougrenet de la Tocnay, ancien phalangiste et milicien au côté des croates pendant la guerre de Yougoslavie. Il est aujourd’hui vice-président de l’association Chrétienté-Solidarité, l’une des grandes associations des intégristes catholiques.
Les ralliés
Le ralliement des souverainistes du RIF
Plus surprenante est l’arrivée dans cet organigramme de Florian Philippot, directeur stratégique, et Paul-Marie Couteux. Le second, ancien soutien de Charles Pasqua puis de Philippe de Villiers a également été un actif soutien de Jean-Pierre Chevènement lors de la présidentielle de 2002 et membre fondateur d’ATTAC avant de créer le Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF) puis de se rallier enfin à la candidature de Marine Le Pen. Il emmène dans ses bagages Florian Phillippot, qui sorti d’HEC et de l’ENA est chargé d’apporter un peu de crédibilité à la candidate du Front National. Le jeune homme était lui aussi chevènementiste en 2002, et notamment président du « Comité Grandes Ecoles » de l’ancien ministre de l’Intérieur c’est aujourd’hui lui qui écrit les discours et prépare les interventions médiatiques de Marine Le Pen. Le troisième larron, c’est Bertrand Dutheil de la Roche, lui aussi arrivé avec Paul-Marie Couteux. Membre fondateur du MDC, l’ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement a été exclu du MRC en septembre 2011.Un autre transfuge détonne également dans l’équipe de Marine Le Pen, il s’agit de Jean Roux, en charge des questions de patrimoine et expert en comptabilité (il travaille notamment sur le programme économique du FN) est également membre du bureau national du RIF et ancien du PS.Toujours issu du RIF, on retrouve aussi Françoise Buy-Rebaud, également proche de Riposte Laïque, et Gaël Nofri, secrétaire général du RIF.
Les syndicalistes ralliés à l’extrême droite
Mis en avant durant les élections cantonales pour sa double casquette délégué CGT-candidat FN, Fabien Engelmann (qui avait d’ailleurs été défendu par Gilbert Collard dans le différend qui l’opposait à la CGT suite à son exclusion du syndicat) rejoint l’équipe de campagne de Marine Le Pen en charge du dialogue social. A ses côtés Thierry Gourlot, lui aussi candidat FN lors des élection cantonal et membre de la CFTC. Toujours dans le même cas, Olivier Delbes Conseiller Municipal FN à Libourg et représentant de l’UNSA dans son entreprise. Parmis les anciens syndicalistes, on retrouve aussi Michel Thooris, au parcours encore plus chaotique que ses trois comparses puisque ce fondateur de l’Action Police CFTC, qui avait appelé à l’intervention de l’armée dans les banlieues durant les émeutes de 2005, a aussi été membre du SNPT, plutôt ancré à gauche. Ce jeune homme a aussi la particularité d’être le candidat du FN sur la huitième circonscription des français de l’étranger, celle où Israël tient la plus grande part. Pas étonnant pour celui qui, proche de l’extrême droite israélienne a pris à plusieurs reprise la défese de la Ligue de Défense Juive et du Betar.
Les personnalités
Ou plutôt « la » personnalité, en la personne de Gilbert Collard, sulfureux avocat membre à part entière des Grandes Gueules de RMC. Ancien membre du Parti Radical Valdoisien, puis candidat Nouveau Centre lors des élections municipales de 2008, c’est aujourd’hui un partisan de la préférence nationale et proche de Marine Le Pen dont il préside le comité de soutien depuis 2011.
Une équipe qui finalement oscille, à l’image de Marine Le Pen, entre la fidélité aux principes et aux valeurs du Front National et la volonté d’une ouverture de façade propre à la dédiabolisation.
Mais finalement aucun changement au Front National malgré quelques nouvelles têtes et une pseudo ouverture, ce que portent Marine Le Pen et son équipe, c’est ce que portait son père et ses proches avant eux, c’est-à-dire le rejet de l’autre et le repli sur soit, la haine de l’étranger et la fierté d’une histoire maintes fois réécrite pour pouvoir s’en glorifier.
D’où qu’il soit, l’intégrisme religieux tue toujours.
Il y a des jours joyeux , des jours où tout va bien ; on prend l’apéro avec ses amis, on s’apprête à aller à un concert. Et soudainement, au milieu de cette légèreté, l’horreur éclate. C’est ce qui s’est passé vendredi. Chacun de nous a appris avec tristesse et effroi la mort de nos camarades norvégiens. Nous sommes tous profondément choqués et c’est aujourd’hui toute la famille social-démocrate qui est en deuil, partout dans le monde.
Bien sûr il est trop tôt pour tirer des enseignements, nous avons collectivement et individuellement besoin de temps pour, malgré la tristesse, tenter de comprendre l’innommable et surtout de construire encore. Partout dans le monde, et en Norvège en premier lieu, ce sont des messages de paix et de démocratie qui ont été lancés, rappelant que nous ne lutterons jamais contre la barbarie par la violence de la vengeance.
Dans notre lutte contre l’intolérance, nous sommes aujourd’hui face à une extrême droite chrétienne que nous ne connaissions pas en Europe et dont le danger semblait effacé par la peur des attaques islamistes. Nous constatons pourtant que Timothy Mc Veigh, l’auteur de l’attentat d’Oklahoma City en 1995, fait encore des émules partout dans le monde et que les réseaux d’extrémistes, où religions et politiques se mêlent, essaiment partout dans le monde.
C’est sans aucun doute le moment de se rappeler que, d’où qu’il vienne, l’intégrisme religieux est toujours l’ennemi de la démocratie et de la liberté et l’allié des pires idéologies. Lutter contre le fanatisme religieux, ce n’est pas seulement liquider Oussama Ben Laden mais bien en finir avec tous ces « fous de dieu » (quel que soit le leur) qui terrorisent et tuent encore aujourd’hui dans le monde entier.
Marine Le Pen contre les skins ?
De retour de vacances et après un long silence dû à l’écriture de mon mémoire, me revoilà !
Dans ce nouveau billet, je voudrais revenir non pas sur le saccage du Piss Christ de Serrano à la Fondation Yvon Lambert, même s’il y aurait beaucoup à dire, mais sur l’actualité interne du Front National et la bataille de Marine Le Pen contre les néo-nazis et ses retentissements au sein du Front National.
Comme j’ai eu l’occasion d’en parler ici à plusieurs reprises, la reprise en main du Front National par la fille du chef historique de la formation d’extrême droite s’est accompagnée d’une volonté de policer l’image du FN. Avec Marine Le Pen, c’est plus de social et moins de diatribes négationnistes ou racistes. Une stratégie qui s’est avérée payante avec un excellent résultat de l’extrême droite et en particulier du Front National lors des élections cantonales.
Alors Marine Le Pen a décidé d’aller plus loin.
Elle veut un défilé du 1er Mai (celui des nationalistes autour de Jeanne d’Arc, pas celui des travailleurs !) sans skinheads et a tout récemment exclu Alexandre Gabriac de son parti. Souvenez-vous, ce jeune candidat aux cantonales qui avait défrayé la chronique suite à la parution d’une photo de lui faisant le salut nazi et dont on avait alors pu découvrir le pedigree (pour le moins doux et respectueux de la loi). Suivant sa stratégie, la Présidente du Front National avait alors promis d’être « ferme voire brutale » envers lui et les ultras-nationalistes avaient senti le vent du boulet.
Cacophonie à l’extrême droite
Si jusqu’ici la stratégie de Marine Le Pen a, électoralement parlant, plutôt réussi, cela n’empêche pas les militants du Front National de s’interroger et Bruno Gollnisch de se demander dans la presse comment la Présidente du FN peut à la fois profiter de ses vacances en Thaïlande et statuer sur les exclusion de son parti. Ainsi, le candidat malheureux à la présidence du FN, historique du parti de Jean-Marie Le Pen, tente de faire croire que c’est avec lui toute une partie des réseaux de l’extrême droite qui s’interroge. Toutes ces associations et réseaux qui sont aujourd’hui les plus militants et qui entretiennent la vie de l’extrême droite française que sont les mouvements provie, les traditionnalistes, les nostalgiques du Maréchal Pétain, mais aussi les néo-nazis et les royalistes d’Action Française.
Malgré cette dénonciation de pratiques peu démocratiques au Front National, cette attaque de Bruno Gollnisch serait presque trop belle pour être vrai pour Marine Le Pen, le toujours député européen faisant ainsi d’elle la défenseure d’un Front National apaisé et ouvert.
Le Front National est toujours le même
Mais ce serait oublier la polémique autour des candidatures du Front National aux élections cantonales, entre des candidats prête noms et impotents et les, finalement pas si isolées que ça, candidatures de nazillon avec le nouveau cas d’un candidat dans l’Aube.
Ce serait aussi oublier cette photo prise en 2006 :

Alors que les maniaques des rosaires pour la vie et autres admirateurs de Charles Maurras se rassurent, Bruno Gollnisch a beau bruler ses dernières cartouches en dénonçant une éventuelle « gauchisation » du FN, Marien Le Pen est toujours des leurs !
Dès maintenant, barrons la route au Front National, construisons une nouvelle République !
C’est indéniable, les derniers sondages donnent Marine Le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Que leur fiabilité soit mise en cause est un fait, que la gauche ne soit pas dans tous les cas présente au second tour l’est aussi. Mais la réalité est là : tout est fait aujourd’hui en France pour permettre à l’extrême droite de se hisser au 2nd tour de l’élection présidentielle et ainsi pouvoir prétendre sérieusement à jouer, encore plus qu’aujourd’hui, un rôle de premier plan dans le paysage politique.
Parce que nous n’accepterons jamais les valeurs cardinales du Front National que sont la violence et l’intolérance, nous devons tout mettre en œuvre dès maintenant.
Nous devons dénoncer partout les propos tenus par cette droite, qui comme Chantal Brunel, fait le lit de l’extrême droite. Que ce soit en appelant à la mise en place de mesures iniques en matières d’immigration, en montrant une vision de l’égalité de genres bien particulière lorsque le Président de la République remet en question l’intérêt de la Journée internationale pour les droits des femmes déclarant que « C’est sympathique, il faut le faire, enfin parfois il faudrait qu’on se concentre sur l’essentiel » ou encore en continuant à organiser ce débat nauséabond sur l’organisation d’un « islam de France » et de ses compatibilité avec la République.
Dénoncer aussi le double discours d’un Front National qui pourrait séduire en dénonçant le chômage de masse et la précarité à laquelle sont confrontés des millions de français et qui pourtant veut supprimer l’ISF et réduire au maximum le poids de l’impôt qui « pèse » sur les plus riches. Les français ne doivent pas s’y tromper, sous le masque, le Front National défend toujours les mêmes intérêts ceux des plus riches et toujours la même idéologie, celle du racisme, du rejet de l’autre et de l’intolérance.
Mais la gauche ne doit pas seulement s’opposer. La montée de l’extrême droite correspond à une despérance sociale bien réelle face à laquelle les socialistes n’ont qu’un devoir : proposer et construire.
Proposer pour l’emploi et le logement qui sont aujourd’hui les premières préoccupations des français alors que 4,3 millions d’entre eux sont au chômage et que plus de 10 millions de français souffrent du mal logement. Pour les socialistes la réponse est simple, c’est la création de 500 000 logements par ans durant les 5 ans de mandature, c’est aussi de multiples créations d’emploi notamment par le biais de la baisse du temps de travail.
C’est aussi faire de l’éducation et de la santé des priorités alors que le nombre de jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme stagne et que de plus en plus de français sont contraints à mettre leur santé en danger et à renoncer aux soins faute de moyens. Dans ce but, les socialistes devront refaire de la santé un droit accessible à tous en mettant fin aux dépassements d’honoraires grâce à la mise en place de la rémunération des médecin au forfait et en incitant fortement les jeunes médecins à s’installer dans des zones prioritaires comme les territoires ruraux et les quartiers de relégation sociale. Ils devront aussi mettre en place un véritable parcours d’autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de poursuivre leurs études dans les meilleures conditions et de favoriser leur accès à l’emploi.
Mais surtout après les différentes affaires qui ont décrédibilisé le Gouvernement et jeté l’opprobre sur l’ensemble de la classe politique, le Parti Socialiste doit construire une nouvelle République !
Une République irréprochable qui redonne un sens au parlementarisme en remettant le pouvoir législatif entre les mains d’un Premier Ministre directement sous l’influence du Parlement.
Une République irréprochable qui se mette au service des forces vives en garantissant le partage de tous les pouvoirs partout où des décisions dont à prendre.
Une République irréprochable qui réaffirme la séparation des pouvoirs et ne tolère plus les abus de pouvoir et d’influence des dirigeants de notre pays sur la magistrature. De plus, le chef de l’Etat doit, comme tous les français, redevenir un justiciable comme un autre.
Une République irréprochable qui en termine avec l’oligarchie dominante en mettant véritablement en place le non cumul des mandats et donc le renouveau du personnel politique afin de mettre fin à la confiscation du pouvoir qui existe aujourd’hui.
Une République irréprochable qui ne tolère plus aucune dérive dans le financement des partis politiques en mettant en place un contrôle rigoureux notamment par l’obligation de parution des listes de donneurs ainsi que du montant de leurs dons dès lors qu’ils dépassent 15 000 euros.
Une République irréprochable dans laquelle les élus rendront des comptes à leurs électeurs dont ils seront les représentant et non plus les dirigeants.
Une République irréprochable qui ne tolère plus aucun manquement de la part de ses élus que ce soit dans l’exercice de leurs fonctions comme dans leurs activités personnelles.
Une République irréprochable enfin, plus proche des citoyennes et des citoyens qui par une Constitution juste permettant le partage véritable des pouvoirs rendra la politique à toutes celles et tous ceux qu’elles concernent au quotidien, celles et ceux qui vivent, qui travaillent ou qui votent en France.
Construire la France de demain, c’est construire la République de demain. Une République qui appartienne à tous, dans laquelle le partage des pouvoirs sera effectif et la politique enfin réellement l’affaire de tous.
Communautarisme j’écris ton nom…
Les temps sont durs pour Nicolas Sarkozy.
La France souffre du chômage et de la précarité, le moral des français est au plus bas tout comme la croissance de leur pays ainsi que leur confiance dans leur Président de la République.
La droite pâtis de ses trop nombreuses promesses non tenues (relancer la croissance, renouer avec une lutte efficace contre le chômage…) mais aussi de celles qu’elle n’a que trop bien tenue : casse du service public de l’éducation, bradage du système de retraites par répartition, mise à mal de l’accès universel à la santé… Nicolas Sarkozy et sa majorité sont empêtrés dans les scandales d’une oligarchie en fin de règne : les révolutions arabes risquent fort d’avoir définitivement brisé toute crédibilité des dirigeants français dans les relations internationales, la Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie Associative ne trouve comme seule solution à proposer face au chômage des jeunes le recours au piston et le, maintenant ancien, ministre de l’Intérieur est toujours poursuivi pour injure raciale.
Dans le même temps, le Président de la République, candidat, presque assumé, à sa propre succession se découvre une adversaire de taille en la personne de Marine Le Pen. La nouvelle présidente du Front Nationale laboure les terres de la droite dénonçant un gouvernement bling-bling, la honte de la France dans le monde, trop tolérant sur la question de l’immigration et bien peu ambitieux quant à la résorption du chômage.
C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy a remis au goût du jour une méthode qui a déjà fait ses preuves durant sa campagne de 2007 : dresser les français les uns contre les autres, trouver un bouc émissaire responsable de toutes les difficultés rencontrées et surtout s’adresser à un électorat clairement ancré à droite qui a ces derniers temps tendance à déserter les rangs de l’UMP pour aller grossir l’électorat du Front National. Ce sera le « débat sur l’organisation de l’exercice des cultes religieux de telle sorte qu’ils soient compatibles avec les règles de notre République laïque » tel que présenté par Jean-François Copé et immédiatement repris par Nicolas Sarkozy comme un débat permettant de définir « Quelles sont les limites que [l’UMP] met à l’islam ? » comme il le disait le 16 février devant un parterre d’élus UMP.
Le débat de la honte.
Si en soit, il est effectivement nécessaire de s’interroger sur ce que doit être la laïcité au 21ème siècle, la loi de 1905 ayant été voté à une époque où la réalité religieuse en France était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui, la volonté de l’UMP de se pencher de cette manière sur cette question pose problème.
Tout d’abord parce qu’organiser un débat sur « l’organisation de l’exercice des cultes religieux » est une aberration dans un pays ou la loi sépare l’Eglise de l’Etat et donc ne permet en aucun cas à l’un d’imposer un mode de fonctionnement à l’autre ce qui montre bien l’absence de respect de la laïcité de l’UMP.
Ensuite parce qu’il est absolument inadmissible que la question de la laïcité en France ne soit posée uniquement par le prisme de l’islam. Il s’agit d’une discrimination intolérable qui tendrait tout à la fois à stigmatiser une religion comme étant « la source » de tous les problème en matière de laïcité et comme étant une religion incompatible avec la laïcité et donc la République ainsi qu’à, parce que c’est évidemment aussi de cela qu’il s’agit, considérer que l’islam serait la source de tous les intégrismes.
Il est donc aujourd’hui nécessaire de rappeler que la laïcité n’est ni la stigmatisation d’une religion comme source de « problèmes » ni l’assimilation, plus que scandaleuse, d’une personne à une religion en fonction des ses origines ou de son lieu d’habitation, comme tente de le faire croire la droite mettant « débat sur l’islam » et « violence dans les banlieues » dans le même sac de la discrimination.
Nicolas Sarkozy, le Président du communautarisme
Si ce débat scandalise à juste titre, Nicolas Sarkozy n’en est pas pour autant à son coup d’essai en matière d’instrumentalisation du religieux, et particulièrement des musulmans de France.
Grand initiateur du Conseil Français du Culte Musulman, qui sur la base d’un projet de Jean-Pierre Chevènement a finalement été l’une des grandes réalisations du futur Président alors Ministre de l’Intérieur. Nicolas Sarkozy pesa de tout son poids dans sa création ainsi que dans les premières élections, en particulier en 2005, cautionnant la prise en main de l’institution par l’intégriste Union des Organisations Islamiques de France. Avec le CFCM, celui qui n’était à l’époque que candidat à l’Elysée avait réussi à s’attirer le soutien d’un certain nombre de dirigeants musulmans qui avaient ensuite soutenu sa campagne de près ou de loin. A l’époque déjà le clientélisme de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des musulmans de France avait été fermement dénoncé par la gauche politique et intellectuelle, tout comme doit l’être aujourd’hui son revirement sur les traces du Front National aujourd’hui.
Nicolas Sarkozy a ensuite été le Président de la remise en cause de la laïcité. Dans son comportement personnel lorsqu’en visite officielle au Vatican cet été, il profite de l’occasion pour prier longuement et ostensiblement dans la basilique Saint-Pierre. Mais aussi dans ses prises de positions politiques, ce sera le scandaleux discours de Latran où en décembre 2007, quelques mois après son élection, il affirme que « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur », ce sera sa directrice de cabinet qui, sans aucune remontrance de la part du Président de la République, déclarait en février 2008 que « les sectes sont un non problème », ce sera aussi le soutien officiel du Président de la République aux intégristes catholiques, le chef de l’Etat se déclarant, toujours en 2008, « sensible » à l’ordination de quatre diacres catholiques par l’abbé Philippe Laguérie ancien curé de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet occupée illégalement par les intégristes depuis 1977. Il y aura bien d’autres déclarations à l’emporte-pièce dans lesquelles le Président de la République laissera ses croyances personnelles et sa vision du rôle que doit jouer la religion dans la vie de chacun l’emporter sur ces responsabilité envers la République, bien d’autres déclarations dans lesquelles le Chef de l’Etat laissera transparaitre son ambition de revenir sur les principes de la loi de 1905 afin de pouvoir véritablement créer la République des communautés dont il rêve. C’est aussi dans ce but que Nicolas Sarkozy a tout au long de sont mandat fermé les yeux sur tous les intégrisme quels qu’ils soient considérant qu’ils permettaient de mieux structurer les courants religieux et donc d’entretenir facilement par la suite des relation de clientélisme à peine voilées.
Et puis ce débat est profondément scandaleux car il est purement électoraliste. On l’a vu, Nicolas Sarkozy n’a jamais hésité à flirter avec les islamistes lorsqu’il considérait que c’était là le meilleur moyen de récupérer les voix des musulmans de France. Si aujourd’hui il s’en prend à l’islam c’est pour mieux séduire les électeurs de droite et de droite extrême ainsi que les autres communautés religieuses qui auraient parfois pu se détourner de lui.
Ce débat sur la laïcité organisé par l’UMP est donc un faux débat. D’une part parce qu’il est profondément malhonnête intellectuellement. D’autre part parce qu’il n’a en aucun cas pour but de définir une ligne politique pour le parti gouvernemental son seul objectif étant d’aller ratisser sur les terres du Front National et des anti musulmans de tous poils.
Construire la République ensemble
La question du vivre ensemble et du fait religieux sera par la volonté de la droite comme de l’extrême droite au cœur des débats politiques des mois prochains et donc de l’élection présidentielle. Les socialistes ne doivent pas rejeter ce débat sous prétexte qu’il ferait le lit de l’extrême droite, au contraire ils doivent être en capacité d’apporter des réponses de gauche, de tolérance et de vivre ensemble à ce qui est aujourd’hui une vraie problématique de société. Les socialistes doivent défendre la laïcité sur laquelle s’est construite notre République tout en entamant une réflexion nouvelle : la loi de 1905 portant sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat doit être un pilier de cette réflexion qui prenne en compte l’évolution du fait religieux en France depuis plus d’un siècle.
Face à la volonté de la droite de bâtir un « islam de France », il est nécessaire d’affirmer clairement que dans la France laïque et républicaine l’Etat ne peut en aucun cas imposer quoi que ce soit au religieux si ce n’est son absence d’interférence avec l’Etat : la laïcité ce n’est pas que l’Etat impose une norme à la religion, la laïcité c’est la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Au contraire, l’ambition que nous devons avoir est de permettre de faire vivre ensemble toutes les religions pratiquées en France mais aussi les croyants et les non-croyants, sans que les uns ne prennent le pas sur les autres.
Face à la montée toujours plus forte de l’incompréhension, du racisme et de la violence, nous devons utiliser les armes de la République que sont l’éducation, la culture et le vivre ensemble pour lutter contre la peur de l’autre. Mais nous devons aussi dans un monde où la violence religieuse est de plus en plus palpable lutter contre tous les intégrisme, quels qu’ils soient, partout dans le monde.
Ce n’est que sur ces bases que la gauche pourra se saisir d’un débat qui devra être au cœur de son projet pour la République, pas tant parce que la droite tente de s’en saisir mais bien parce que la laïcité doit être la pierre angulaire de tout projet socialiste reposant sur la nécessité de recréer du lien et du partage entre tous.
Lancement du réseau Cité en Mouvement, retour sur un samedi plus que réussi !
J’étais ce samedi à Pantin pour le lancement du réseau Cité en Mouvement à l’initiative du Mouvement des Jeunes Socialistes. Un événement inhabituel dans le quotidien politique et une journée véritablement réussie.
La matinée à consisté en une plénière d’échange entre tous les participants sur la nécessité de donner de vrais outils aux jeunes des quartiers de relégation sociale pour leur permettre de s’investir dans la politique mais aussi de faire vivre la collectivité au quotidien au plus près d’eux en créant des associations, organisant des expositions, etc.
A suivi un déjeuner avec des responsables politiques comme Benoit Hamon, Claude Bartolone ou encore Ali Soumaré qui étaient venus échanger en toute modestie avec les premiers fondateurs du réseau.
En petits groupes ensuite nous avons passé plus de deux heures à élaborer des projets concrets pour par exemple lutter contre les discriminations ou encore donner une meilleure image des banlieues dans les médias. L’objectif était de repartir avec une boite à initiatives de projets à construire après cette journée.
Après la restitution de ces propositions, la journée s’est terminée dans la bonne humeur par un concert.
Cette journée a été pour moi un véritable moment de bonheur politique au vu de la réussite de ce projet porté depuis notre dernier Congrès par les jeunes socialistes et tout particulièrement par notre présidente Laurianne Deniaud. Un aboutissement qui n’est en fait qu’un commencement : ce samedi a montré s’il y en avait encore besoin que notre génération, et particulièrement ceux d’entre nous qui vivent dans les quartiers sensibles, est prête à se saisir de tous les outils pour agir sur son quotidien et celui des autres. C’est l’objectif de Cité en Mouvement, donner la possibilité de faire de la politique, pas forcément chez les Jeunes Socialistes, à ceux pour qui la politique est un instrument lointain qui ne les concerne pas et leur fait peur.
Les jeunes socialistes ont choisi par ce biais de rendre la politique à tous, la pari a été relevé ce samedi de la plus belle des manière !
Je vous invite à retrouver toutes les informations, vidéos et à signer l’appel de Cité en Mouvement sur le tout nouveau site !
Janvier 2011 : un mois de mobilisation et de propositions !
Ce mois de janvier aura été une période intense pour les militants socialistes. Au-delà du faux débat sur les 35 heures et des prémices d’organisations des primaires, ce début d’année 2011 aura aussi été un moment fort de mobilisation.
Mobilisation de soutien aux peuples tunisien et algérien et à tous ceux qui en Egypte ou en Jordanie se mobilisent pour exiger la baisse du prix des denrées alimentaires, du travail mais surtout la liberté et la démocratie. La Révolution de Jasmin reste fragile et n’est qu’une première étape vers la démocratie en Tunisie mais elle restera sans aucun doute comme l’un des plus beaux moments de l’année 2011 et les socialistes ont participé aux nombreux rassemblements, manifestations et meetings aux côtés des militants tunisiens en exil, des défenseurs des droits de l’homme et de l’ensemble des forces progressistes.
En parallèle, alors qu’un mouvement de liberté enflammait le Maghreb c’est une nouvelle chape de plomb sécuritaire qui s’abattait sur la France. La mobilisation contre la LOPPSI 2 est fondamentale et les jeunes socialistes étaient une nouvelle fois au rendez-vous lors des rassemblements et manifestations. Fondamentale car, pour tenter de masquer l’échec de sa politique en matière de sécurité, le Gouvernement a choisi le durcissement du code pénal et un développement des fichiers et de la vidéosurveillance. Avec ce texte la droite continue sa dérive sécuritaire, voulant imposer une politique sécuritaire irréfléchie que la nouvelle présidente du Front National ne désavouerait pas au vu des dispositions d’une extrême violence visant les étrangers et les populations les plus précaires.
Alors tandis que les nouvelles du monde donnaient plutôt lieu à se réjouir, celles de la France étaient bien plus sombres voire franchement inquiétantes. En effet, en plus de cette nouvelle démarche sécuritaire, la droite s’attaque également au Service Public d’éducation en sabrant dans le budget de l’Education Nationale entrainant ainsi de nouvelles suppressions de postes. En 2011, alors même que l’on prévoit une hausse des effectifs (9000 élèves en plus dans le premier degré et 48 500 dans le second) dans les établissements scolaires, ce sont 16 000 postes qui seront ainsi supprimés. Les socialistes étaient donc présents samedi dernier dans les cortèges des manifestations, aux côtés des enseignants, des lycéens et des parents d’élèves.
Tant dans sa réaction à la révolution tunisienne que dans sa volonté de briser la liberté et l’émancipation via la LOPPSI 2 et les suppressions de postes dans l’Education Nationale, le Gouvernement montre la cohérence de son projet de société et de sa vision de la France.
« Prenant acte » de la fuite de Ben Ali après avoir proposé l’appui de la police française au dictateur tunisien, la droite a montré sa volonté de le maintenir au pouvoir alors que le Parti Socialiste était de toutes les manifestations. Elle a aussi montré sa volonté (et sa capacité !) à incarner l’ordre établi envers et contre tout. Son incompréhension face au changement montre à quel point le gouvernement incarne à la fois le passé et le passif en matière de politique internationale.
Quand à la LOPPSI 2 et aux coupes budgétaires dans l’Education Nationale, elles dénotent de cette volonté de la droite du « toujours moins de liberté et d’émancipation ». Car restreindre les droits des citoyens et ne pas donner aux jeunes les moyens d’étudier dans de bonnes conditions relève bien du même objectif : le repli sur soit, l’incompréhension de l’autre, l’absence de recherche du savoir et de développements de l’esprit critique. Toutes choses pourtant fondamentales pour vivre en société.
Face à cela, les socialistes ont fait le choix de la mobilisation mais aussi des propositions. Des propositions globales pour un projet de société ambitieux que l’on retrouve dans les Conventions du Parti Socialistes (Nouveau modèle de développement, International et Egalité réelle) et dans le travail du Mouvement des Jeunes Socialistes dans le cadre de Perspectives 2012.
En matière de sécurité, loin du laxisme dont ils sont souvent taxés et du tout sécuritaire de la droite, les socialistes veulent porter une vision globale qui agisse sur l’ensemble des leviers et s’attache d’abord à rendre la société moins violente et moins productrice de violence. Mais il s’agit aussi, sans angélisme, de mener une politique répressive efficace et juste qui associe pleinement police et justice en renforçant la présence quotidienne sur le terrain et en mettant l’accent sur les zones les plus vulnérables. Il s’agit pour les socialistes de renouer avec le triptyque prévention – répression – réinsertion.
Dans le domaine de l’éducation, en plus d’une véritable remobilisation des moyens, les socialistes veulent, une fois revenus au pouvoir, lancer une grande réflexion sur les rythmes scolaires et la question de la scolarisation précoce. Il s’agira également de mettre en place un véritable suivi individualisé des élèves et de repenser la place de l’orientation dans la scolarité. L’accent devra être mis sur la revalorisation des filières professionnelles et l’interdisciplinarité qui favorise l’ouverture d’esprit et le travail en autonomie des élèves. En conservant l’esprit de Lionel Jospin en 1989, il faudra redonner vie au collège unique en mettant fin aux parcours parallèles qui enferment les élèves dans une orientation subie et peu valorisante dès la 5ème.
Enfin en ce qui concerne les relations internationales, le Parti Socialiste a choisi la voie du courage. Conscients de leurs propres erreurs, en témoignent les récentes réactions de certains dirigeants socialistes suite à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, les socialistes ont choisi d’avancer sur la voie du multilatéralisme et de rompre avec le passé coloniale de la France. Passé dont les résurgences font que, de droite comme de gauche, tous les gouvernements de la 5ème République se sont laissés piégés par cette Françafrique qui biaise les relations de la France avec les pays africains en en faisant un mélange de condescendance, de patriarcat et de tolérance totale en matière de non respect de la démocratie tant que les intérêts de la France ne sont pas en danger.
A l’approche des primaires, les socialistes peuvent de nouveau avoir confiance en eux et redonner confiance au français.
Nous avons un projet, nous avons des propositions.
Nous avons reconsidéré notre grille de lecture pour en finir avec parfois une certaine tolérance et compromission.
Plus que jamais les socialistes sont prêts à se lancer sereinement dans la bataille pour 2012 et c’est sans doute l’une des meilleures nouvelles de ce mois de janvier !
2011 : l’année de tous les possibles.
L’année qui s’ouvre doit être l’occasion de conquête et de renouveau pour la gauche française, elle doit être la dernière de cette longue série d’années noires qui a vu la droite gouverner la France.
Si nous avons tous l’œil rivé sur le mois de mai 2012 cela ne doit pas nous conduire à oublier les enjeux de 2011 qui loin d’être seulement une année de transition comptera elle aussi des temps forts à ne pas manquer.
Ce seront d’abord les élections cantonales qui doivent nous permettre de nous ancrer plus que jamais dans les territoires, d’être au plus près des Françaises et des Français, de toutes celles et de tous ceux qui souffrent depuis 9 ans de la violence et de la dureté des politiques de la droite. Être à leur côté avec un projet pour nos départements qui, s’il ne peut pas être une réponse aux reculs dû à la politique menée par le Gouvernement, doit être un bouclier pour protéger les plus faibles de l’exclusion à laquelle les condamne Nicolas Sarkozy et pour construire au quotidien l’avenir de nos enfants, favoriser l’accès à la culture, au logement…
Les 20 et 27 mars prochains, nous devons convaincre les Français que le bulletin qui les protège et qui change la vie dans nos territoires, c’est le bulletin du Parti Socialiste !
Le deuxième trimestre sera celui de la construction du projet pour 2012. 2010 nous aura permis de construire nos propositions autours de grandes thématiques (les Conventions du Parti Socialiste et du Mouvement des Jeunes Socialistes en témoignent), 2011 devra être l’année du projet, un projet qui ait pour base nos réflexions de l’année passée, un projet qui prenne pleinement en compte les aspirations et les espoirs des Ffrançais, un projet qui repose sur une analyse de la société qui comprenne mieux les mutations du monde dans lequel nous vivons. Nous nous retrouverons donc au mois d’avril, pour la Convention du Projet du Parti Socialiste ainsi que pour la Convention jeunesse organisée par le MJS et qui aura pour objectif de porter des propositions nouvelles en matière de politique de jeunesse. Ce seront deux temps forts car c’est sur ces bases que nous porterons notre candidat(e) à la victoire en mai 2012.
Les élections sénatoriales auront lieu en septembre et seront la dernière échéance électorale avant l’élection présidentielle. Même si la victoire de la gauche sera difficile, l’hypothèse d’un basculement historique du Sénat doit nous conduire à mettre toutes nos forces dans cette bataille. Ce serait aussi l’occasion de frapper un grand coup avant l’élection présidentielle, de porter l’alternance au Sénat mais surtout l’alternative politique dont la France a besoin.
Viendra enfin le temps des primaires pour désigner le candidat qui sera en mesure de porter la gauche au pouvoir. Ce sera pour toutes celles et tous ceux qui ont le cœur à gauche l’occasion de désigner leur candidat dans un formidable exercice démocratique duquel le Parti Socialiste ne peut que sortir renforcé. Ce sera aussi un moment extraordinaire pour porter nos idées ; en effet pendant tout le temps des primaires, le débat politique français sera irrigué de nos propositions et de nos débats de fonds montrant que la gauche d’aujourd’hui a des idées et des projets pour changer la France !
Et l’année se terminera ensuite avec le Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes. Un moment fort qui viendra conclure deux années de construction et de changement pour cette belle organisation. Deux années durant lesquelles les jeunes socialistes se seront ouverts vers d’autres populations et auront milité dans d’autres lieux qu’en direction des traditionnels étudiants des villes, deux années durant lesquels nous aurons profondément bouleversé nos modes de communications, deux années durant lesquelles les jeunes socialistes auront grandit comme jamais. Mais ce sera aussi le temps d’appeler la jeunesse de France à se mettre en marche pour porter le changement, l’occasion de s’adresser à cette génération qui fera la victoire de la gauche.
Mais 2011 ne se réduira pas aux événements sur lesquels sont basés l’agenda des socialistes. Cette nouvelle année commence dans un contexte international difficile dans lequel la démocratie est plus que jamais bafouée comme en Côte d’Ivoire ou fragilisée, je notamment pense à la Hongrie, où les conservateurs profitent d’une large majorité au Parlement pour réduire la liberté de la presse notamment. Dans lequel les conflits religieux s’exacerbent et ces 15 derniers jours n’ont pas été exemptés de leurs lots de morts tant en Egypte qu’en Israël et en Palestine. Partout dans le monde, en Tunisie comme en Grande-Bretagne, la jeunesse se révolte contre ses conditions de vie, contre cette impossibilité à trouver un premier emploi, contre cette peur du chômage.
En France, l’année commence avec le procès d’un des principaux ministre du Gouvernement, les affaires Cleartream et Chirac qui ne font que décourager celles et ceux qui placent encore un peu d’espoir dans le politique. Avec un moral des Français en chute libre après une année particulièrement dure durant laquelle même un front syndical uni contre la réforme des retraites a dû reculer.
Construire la victoire de demain c’est aussi lutter aujourd’hui. C’est dénoncer les malversations et les abus de pouvoir, c’est refuser la fatalité du chômage, c’est se battre contre les reculs que nous imposent la droite.
Construire la victoire de demain c’est se mobiliser au quotidien. C’est diffuser nos idées partout, c’est quadriller le territoire pour porter le projet de la gauche, c’est aller à la rencontre de toutes celles et tous ceux qui attendent que nous frappions à leur porte, que nous leur tendions un tract pour nous rejoindre dans le combat pour la victoire en mai 2012 !